top of page
  • Éloïse LE QUINTREC - Ma Séance Réflexo

ÉQUILIBRE ACIDO-BASIQUE


L'équilibre physiologique peut se définir comme une alternance harmonieuse et rythmée entre deux déséquilibres.

La question qui se pose souvent : faut-il acidifier ou alcaliniser l'organisme pour qu'il soit en bonne santé ?



Le mécanisme de l'équilibre acido-basique

Les différents systèmes organiques impliqués dans cette grande régulation sont :

  • L'appareil digestif

  • Le sang

  • Le foie

  • Les tissus mésenchymateux

Et ses interactions sont régulées par :

  • les poumons

  • les reins


Le pH est l'unité de mesure du degré d'acidité ou d’alcalinité. Ce chiffre est compris entre 0 et 14.

De 0 à 7, on parle d'acidité décroissante,

À 7, on parle de neutralité,

De 7 à 14, on parle d'alcalinité croissante.


La dynamique acide–base de la digestion

Si le milieu alimentaire est trop acide au niveau du duodénum, la digestion des graisses, des hydrates de carbone et des protéines reste incomplète et leur décomposition se produit dans l'intestin grêle et le côlon, provoquant le développement d'une flore anormale en qualité et en quantité, responsable de putréfaction, de constipation et d'auto intoxication.


Les fruits et légumes, en particulier les carottes, les pommes, la caroube, permettent de lutter efficacement contre les putréfactions.

Les produits de la putréfaction sont tous plus ou moins toxiques. La fraction absorbée par la muqueuse intestinale arrive directement au foie par la veine porte. Par ses actions chimiques, le foie est capable de transformer les substances toxiques d'origine intestinale. Ces substances conjuguées sont dénuées de toxicité, et sont éliminées par l'urine. Le dosage de ces substances dans l'urine est un moyen d'estimer l'intensité des putréfactions intestinales.



Aspect pratique

  • Il faut éviter la consommation abusive de sucre blanc qui favorise la prolifération bactérienne au niveau de l'intestin.

  • Il faut également éviter la consommation excessive de viande, principale responsable des putréfactions intestinales.

  • La mastication est l'un des actes majeurs du processus digestif. Les restes non digérés fournissent un milieu de culture à la fleur de putréfaction qui se développe trop.

  • La consommation de céréales complètes, peu riche en gluten, et en quantité raisonnable, de fruits, et de légumes constitue un moyen efficace de lutter contre les phénomènes de putréfaction dans l'intestin. Le foie les neutralise en les conjuguant, mais lorsqu'elles sont produites en abondance, le foie est surchargé de travail, et rapidement débordé. La langue prend cette aspect chargé qui témoigne de l'état critique des fonctions hépatiques.

  • Il convient également d'alléger le repas du soir, ce qui soulage l'activité nocturne de détoxification du foie et permet une élimination efficace de la surcharge toxinique.


Reins et poumons, les organes éliminateurs des déchets acides

Ce sont deux organes essentiels qui permettent à l'homme de se débarrasser des déchets acides. Certains acides sont difficiles à éliminer, et c'est le rein qui s'en charge. Ce travail est long et difficile, mais le rein est adapté à cette fonction. Son activité est pourtant limitée en quantité, il ne peut dépasser une certaine capacité d'élimination acide. Il faut donc éviter de le surcharger.


D'autres acides sont plus faciles à éliminer, car ils se transforment en une substance qui a la propriété de s'évaporer, de se diluer dans l'air. Cette forme d'élimination est donc réservée aux poumons. C'est un travail beaucoup plus facile que le précédent, et qui est couplé avec la respiration.

Il est important de comprendre ces deux mécanismes, car c'est une clé importante sur le plan pratique.


Conséquences pratiques

Une nourriture carnée sera plus acidifiante qu'un régime végétarien. Une alimentation équilibrée comportera donc surtout des légumes, des crudités, des céréales, des légumineuses et des fruits.


L'acidité tissulaire : processus et conséquences

La phase diurne d'assimilation

L'alimentation apporte à l'organisme les acides aminés, les protéines, les sucres, les acides organiques et les minéraux par le courant sanguin, et les graisses par le courant lymphatique. Le foie qui les reçoit, tri, détoxique, stocke et distribue par l'intermédiaire de la circulation générale.

C'est au niveau du mésenchyme (structure tissulaire qui baigne les organes, appelée également tissu de soutien) que l'excès d'acides minéraux, pour la grande majorité, est dévié.

Le tissu mésenchymateux, sous l'effet de l'accumulation acide, prend peu à peu la forme d'un gel, c'est-à-dire tend à se solidifier.


La phase nocturne d'élimination

C'est une période de jeûne physiologique pendant laquelle l'organisme transforme son courant d'assimilation et de stockage en un courant d'assimilation d'élimination et de nettoyage.

Le mésenchyme est alors le siège d'une hydrolyse inflammatoire. Cela correspond à une sorte de petite guérison qui intervient chaque nuit.


Aspect pratique

Il est donc important que le repas du soir soit pris tôt et qu'il ne soit pas trop lourd. Ainsi, sa digestion sera rapide et le foie ayant terminé son processus digestif diurne d'assimilation pourra mieux se consacrer au processus de nettoyage toxinique nocturne de l'organisme. Le sommeil sera paisible, sans cauchemars.



Un vieillissement prématuré

Ce mésenchyme peut être appelé le plus important système tampon de l'organisme. Éponge métabolique, c'est une véritable poubelle qui stocke les déchets métaboliques acides, que les systèmes physiologiques d'élimination, le poumon et le rein, n'ont pas pu éliminer lorsqu'ils sont surchargés dans leur capacité éliminatoire. Ces déchets métaboliques s'accumulent année après année.


L'acidose tissulaire et les phénomènes douloureux

Au niveau du système nerveux autonome, l'acidose tissulaire chronique stimule, irrite le système sympathique. Un état où prédomine la sécrétion d'adrénaline sur la sécrétion de cortisone est ainsi provoqué. C'est un état de stress permanent qui augmente les phénomènes douloureux. C'est-à-dire que le seuil de douleur est abaissé et la douleur est elle-même amplifiée.


Or, la prise régulière de médicaments antalgiques, qui lutte contre la douleur, acidifient encore plus l'organisme. Elles tendent à aggraver un terrain déjà propice à la douleur, appelant ainsi une nouvelle prise de médicaments. Il se crée un véritable cercle vicieux douleur–médicaments. Celui-ci lutte contre la douleur, mais favorise également un état métabolique qui l’entretient.


Importance de l'équilibre acido–basique dans quelques maladies

Acidose tissulaire et rhumatismes

Certaines maladies rhumatismales sont typiquement d'origine métabolique et directement liées à l'alimentation, comme la goutte urique. Dans ce cas, un excès d'acidité provenant de l'alimentation (repas trop riches en abats et trop arrosés) peut déclencher une crise aiguë. L'excès d'acidité va se concrétiser, se solidifier sous forme de cristaux d'acide au niveau de certaines articulations et causer une souffrance extrêmement vive.


L'excès d'acidité peut provoquer des afflictions des mains et des pieds, entraînant peu à peu des déformations des articulations des extrémités. Il peut encore être responsable de douleurs lombaires chroniques. C'est le fameux mal de dos matinal qui réveille souvent le dormeur et le force à changer de position, puis à quitter le lit. Il se produit une ankylose, rendant difficile les premiers mouvements, comme si on avait besoin de s'échauffer.

Lorsque ces symptômes surviennent, il faut contrôler l'acidité de l'urine afin de dépister un éventuel excès reflétant une acidose tissulaire.


Les effets du jeûne

Pour arriver à créer artificiellement un état de jeûne, il faut obliger l'organisme à consommer ses réserves. En réduisant les apports alimentaires lors de jeûnes, il est possible de mettre l'organisme dans un état métabolique semblable aux conditions nocturnes, et les tissus libèrent leur charge acide. Celle-ci est tout d'abord tamponnée par les réserves alcalines du sang, mais elle finit par s'épuiser et le jeûne a pour effet de désacidifier les tissus.



Souffrez-vous d'un excès d'acidité tissulaire ?

Vous présenter un ou plusieurs des symptômes suivants ?

Un certain nombre de symptômes apparaissent progressivement dans l'organisme souffrant d'acidose tissulaire chronique. Ils s'installent peu à peu, et se fondent dans la vie quotidienne, si bien qu'ils sont rapidement acceptés comme faisant partie des petits troubles normaux de tout un chacun.


Voici la liste des principales infections :

  • Fatigabilité surtout matinale

  • Perturbation du sommeil entre une heure et trois heures

  • Migraines fréquentes

  • Mauvaise haleine matinale

  • Mains moites et froides

  • Transpiration abondante des pieds

  • Fragilité et moindre résistance au froid

  • Douleurs musculaires, muscles de la nuque et des épaules durs et douloureux


Tester votre PH urinaire

Du papier réactif est disponible en pharmacie. Vous pouvez relever les valeurs du PH urinaire trois fois dans la journée pendant plusieurs jours.

  • Le matin, pour la deuxième urine

  • Avant le repas de midi

  • Et avant le repas du soir


Effectuer les mesures pendant huit à 15 jours consécutifs. Si les valeurs trouvées sont très souvent inférieures à 7 ou 7,5 cela traduit une surcharge de l'organisme en déchets métaboliques acides qui imprègne les tissus et perturbe ses fonctions physiologiques normales.



La correction de l'acidose tissulaire

Le taux d'acidité idéal correspond à un pH urinaire compris entre 7 et 7,5

Un organisme dit en bonne santé possède une bonne activité d'épuration, c'est-à-dire que les organes d'élimination, appelés émonctoires (les reins, les poumons, le foie surtout, mais aussi la peau et les intestins), sont capables d'éliminer correctement toutes les surcharges métaboliques.


Il est actuellement possible de démontrer que chaque maladie, et surtout les pathologies chroniques, s'accompagne d'un déplacement de l'équilibre acido–basique tissulaire dans le sens de valeur acide.

Cette tendance à l'acidose tissulaire est majorée :

  • Au cours de toute maladie,

  • Lors de stress qui accroît la source de tensions musculaires produisant de l'acide lactique,

  • Dans les infections,

  • Lors de la prise de médicaments.


Les moyens de correction

L'alimentation

  • On diminue les aliments acidifiants.

Tous les aliments producteurs d'acides sont également les substances de base de notre nutrition. Il n'est pas possible de les supprimer car les acides aminés qui les constituent sont indispensables au bon fonctionnement de l'organisme. Il est donc important de veiller aux quantités absorbées. Par notre nutrition moderne nous sommes en surcharge permanente de protéines. Il est préjudiciable à la santé de consommer plus de 50 g de protéines par jour. Tout excès est immanquablement susceptible d'engendrer une auto–intoxication. Mais la notion d'excès reste néanmoins individuelle. Les capacités métaboliques sont personnelles et dépendent également de l'activité physique produite par l'individu.


Viande, poisson, volaille, gibier, charcuterie, rognons, abats, blanc d'œuf, fromage fort et fermenté, légumes secs (lentilles, haricots blancs), arachide, sucre blanc, farine blanche et dérivés (pain blanc, biscottes, pâtisserie, pâtes, semoule), huile raffinée, graisses durcies, thé, alcool, café, chocolat, bouillon gras.


  • On privilégie les aliments fournisseurs de base, les aliments alcalinisants.

Fruits et jus de fruits

Légumes feuilles et racines

Légumes tiges (sauf asperges)

Oignons, ail

Pommes de terre (cuit à la vapeur sans pression, elle garde toutes leurs qualités biologiques)

Châtaignes

Lait Lacto-fermenté frais

Yogourt

Soja

Bouillon de légumes

Jus de légumes

Jaune d'œuf

Herbes aromatiques : persil, ciboulette, thym, origan, romarin

Noix fraîches, haricots verts

Petits pois sucrés

Millet

Pain de seigle complet

Céréales complètes

Germes de blé

Pâtes de farine complète

Beurre frais

Sucre intégral


Attention aux exceptions

L'asperge, l'artichaut et les choux de Bruxelles sont producteurs d'acides. Ils doivent être consommés en association avec des aliments fortement basiques comme des pommes de terre ou des châtaignes.



  • Privilégier l'apport des protéines végétales par rapport aux protéines animales

  • Consommer quotidiennement des végétaux à fibres

  • Réduire le sel et l'alcool

  • Consommer des légumes surtout ceux de la famille des choux, et ceux qui sont riches en bêta–carotène (généralement les végétaux de couleur vert sombre ou jaune-orangé)

  • Éviter la cuisson des viandes ou des poissons à la braise ainsi que les aliments brûlés ou saisis

  • Réduire le café

  • Éviter de réchauffer les aliments

  • Éviter de frire les aliments et de réutiliser les huiles ou les graisses de cuisson

  • Éviter de consommer de la nourriture traitée (nitrates) ainsi que des aliments riches en additifs ou en colorants.


LA RÉFLEXOLOGIE !!!

Aide à l'élimination des cristaux et des excès d'acides en réactivant la circulation lymphatique et stimulant les émonctoires.


(Bibliographie : Acide-base : une dynamique vitale. Docteur Philippe-Gaston Besson).


Les bons compléments à prendre



Comments


bottom of page